De grands yeux qui louchent, un nez crotté, une bouche béante et un facheux air d'attardé : pas de doute, vous vous trouvez face à Jean-Robert, plus connu sous le (sur)nom de Miya.
Amateur de joutes verbales, il s'exerce régulièrement à rembarrer sévèrement les jeunes rebelles de notre honteuse société. Au bahut, par exemple. Ou plutôt, surtout.
Son attitude d'handicapé lui a valu bien des éloges, et bon nombre de badauds le tiennent en leur estime. C'est cool, y'en a au moins deux qui rigolent de nous. Enfin bref, sans transition : football, Jean-Robert manie le ballon aussi bien que le verbe, autant dire que c'est un désastre. Je rigole là, mais le pire, c'est qu'il se démerde très bien. Remarquez, on s'en fout un peu... ( Non ? )
Jean-Robert est surtout, et c'est de loin une de ses principales qualités en tant que Glandu, un danseur hors pair, capable d'enflammer une piste rien qu'avec son jeu de jambes exceptionnel. Il a, entre autres, dirigé avec brio la désormais célèbre chorégraphie de Touch Me, mise en paroles par notre ami Gunther, chanteur-compositeur de renommée mondiale.
Notre cher compagnon possède aussi le plus impressionnant florilège de gueules de cons : avec plus 800 expressions débiles différentes, Jean-Robert est entré dans le Guinness Book des Records. C'est pas un petit joueur, le Robert...
Mais il ne s'arrête pas là ! Jean-Robert est aussi un maniaque du téléphone : une vingtaine de numéros appelés par jour en moyenne, et dont les malheureux détenteurs sont soumis tout au long de l'appel à la démence de ce Glandu. D'ailleurs, il recherche toujours un volontaire pour refiler les champignacs qu'il a sur les parties génitales, si quelqu'un est preneur... ( C'est tout vert et gluant, délicieux en omelette ).
Ah oui, aussi ! Jean-Robert a des lunettes, et les a perdues. Idem pour ses thunes. Je vous raconte ? Oui ? Bon. Alors c'est tout bête, Robert avait une canette de Powerade® à la main. Rien de sensationnel, je vous l'accorde. Le truc marrant, c'est que quand il a jeté ladite canette dans une poubelle du McDo™, il avait aussi le contenu de ses poches dans la main. Tout est parti avec. Tempus fugiendi est, comme dirait la prof de latin. Bah oui, c'est dommage tout ça. Et bien pitoyable. Une minute de silence pour notre pauvre Robert, s'il vous plait.
Jean-Jacques, pour la BDG